Après une ultime fellation, elle se redressait et palpait mon sexe qui présentait une érection bien prometteuse puis en me chevauchant, elle l'introduisait délicatement dans le sien.
Couché sur le dos, mon bassin subissait ses accoups de plus en plus violents.
- dis moi que tu m'aimes.
- je t'aime. Lui dis-je.
Mais cette injonction dissipait mon esprit et risquait de frapper de nullité notre acte : L'amour ne s’énonce pas, ne se déclare pas, il existe en actes, ou pas. Qui a vu ces actes, sait qu’il est aimé.
Elle introduisit mon index dans sa bouche et le mordillait violemment. Sa génuflexion lui permettait de se balancer sur moi de haut en bas et de tout son poids, comme une barque sur une mer houleuse. Je sentais une douleur et un plaisir monter en moi.
- dis moi je suis ta pute. gémissait-elle
- je suis ta pute. lui rétorquais-je mécaniquement.
Un profond soupir s'éleva de sa poitrine puis elle s'écrasa sur moi comme un sac de sable dans un éclat de rire nerveux :
- 7ram 3lik ! tu m'as coupé. j'y étais presque.
J'étais déçu pour elle, triste et nostalgique sans savoir pourquoi. Nous avions regagné le rivage salimina ghayra ghanimine.
C'était notre dernière baise ...
On l'ignorait encore pourtant c'était notre dernière baise.
- Il y a quelque chose de tragique dans le sexe qui est en complète anomie avec le comique. m'assena-t-elle en tirant ravageusement sur sa clope.
Elle avait raison, mais le plus tragique en amour finalement, c'est de ne pas savoir quand est-ce qu'on baise pour la dernière fois.
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mercredi 21 novembre 2007
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